La voie des furies – David Weber

Dans sa version anglaise ce livre date de 1992, soit un an avant que David Weber ne commence son cycle Honor Harrington. Ce livre est autonome et ne se raccroche pas à un cycle de l’auteur. L’héroïne, Alicia De Vries, est un capitaine du cadre impérial, qui a pris sa retraite. Quand elle découvre la mort de sa famille par des pirates, elle décide de se venger. Dans un premier temps c’est Tisiphone, une furie qui a décidé de cohabiter dans sa tête, qui va l’aider à arriver à ses fins. Dans un second temps c’est Mégère, l’IA d’un vaisseau de guerre flambant neuf qu’Alicia De Vries va voler, qui va être l’instrument de sa vengeance.

On est dans un scénario qui aurait pu ressembler au comte de Monte-Cristo, mais ce n’est visiblement pas le cas. Le livre nous raconte comment Alicia s’enfuit en prenant les commandes d’un vaisseau de guerre, comment elle va traquer les pirates, et comment elle va s’attaquer à ceux-ci avec l’aide de la flotte impérial. Un scénario très prévisible qui n’a pas grand chose en commun avec Honor Harrington, mais qui a plus de similitudes avec Sassinak de Elizabeth Moon et Anne McCaffrey. Si le livre commence sur les chapeaux des roues, on est rapidement confronté à des discutions entre trois entités dans une seule tête, puisque l’héroïne, en dehors d’être squattée par une furie, a aussi un contact télépathique avec l’IA de son vaisseau. C’est dommage que ce livre est en grande partie basé sur la supériorité d’un vaisseau, et qu’il trouve sa solution finale dans une grande bataille spatiale. Finalement on ne s’attache pas beaucoup aux différents protagonistes. Disons que David Weber nous a habitué a beaucoup mieux. A noter qu’un autre livre encore non traduit In Fury born, reprend ce livre et nous explique comment l’héroïne est devenue un officier du cadre impérial.

Je suis un inconditionnel d’Honor Harrington, mais pas de David Weber. Le livre se lit sans vraiment accrocher à l’histoire. En fait il est tout à fait dispensable.  Mais à choisir, la trilogie des héritiers de l’empire (aussi éditée chez L’Atalante) est plus passionnantes à lire. Un David Weber d’avant Honor Harrington.

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