L’homme démoli – Alfred Bester

En 2007, la réédition de L’homme démoli et Terminus les étoiles de Alfred Bester chez Lunes d’encre m’a incité à lire cet auteur.

Dans un premier temps je me suis focalisé sur L’homme démoli, un roman de science-fiction sorti en 1953, qui a emporté le premier prix Hugo. Roman policier situé au vingt-quatrième siècle dans lequel on suit le richissime Ben Reich qui a la tête d’une multinationale va échafauder un plan machiavélique pour redresser la situation financière de sa compagnie. Il propose à son concurrent direct de fusionner les deux compagnies. Mais la réponse attendue n’est pas celle qu’il espérait, et il doit alors planifier le meurtre de son concurrent à une époque où le meurtre a disparu. La police est constituée de télépathes à qui il est presque impossible de cacher un crime. Ben Reich doit donc imaginer un moyen de contourner ce problème en s’adjoignant les services d’autres télépathes. L’homme n’a pas le moindre scrupule et est prêt à éliminer tous ceux qui se présenteraient sur son chemin. Mais voilà, le jour où il veut rencontrer son concurrent, celui-ci est tué par quelqu’un d’autre. Et Ben Reich est le premier suspect. On assiste à une course poursuite entrecoupée de rebondissements entre Ben Reich et Lincoln Powell le préfet de police.

La démolition, c’est la perte de son identité, qui sera plus tard suivie par l’insertion d’une nouvelle identité. C’est ce que Ben Reich veut éviter à tout prix. Les télépathes se divisent en trois catégories d’extrapers (expert en perception extrasensorielle)

En re-visionnant la série Babylon 5, je me rends compte que le créateur de celle-ci, pour définir son corps-psi, s’est vraiment inspiré du roman de Alfred Bester. Un des personnages les plus emblématiques s’appelle d’ailleurs Bester. Et dans un des épisodes, on fait également mention de la démolition. Babylon 5 est donc un bon clin d’œil au roman. L’homme démoli peut donc se lire comme un roman policier. Après plus d’un demi-siècle d’existence, si on fait exception des fusées, le roman n’a pas pris une ride. Un roman court à conseiller autant aux amateurs de SF que de policier. J’ai vraiment passé un bon moment avec ce livre, et je vais certainement continuer avec Terminus les étoiles.

L’homme démoli, Alfred Bester, Denoël Lunes d’encre


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