Axis – Robert Charles Wilson

Comme pour la plupart des lecteurs qui ont aimé Spin, j’ai attendu avec impatience cette suite. Mais s’agit-il bien d’une suite ? L’histoire qui se passe 30 ans plus tard sur Equatoria nous présente d’autres personnages, d’autres situations. L’humanité à émigré sur Equatoria alors que le Spin a cessé. Le livre précédent se terminait sur une fin ouverte et ne nécessitait pas de suite. Axis est la deuxième partie d’un triptyque, qui se terminera avec Vortex.

Robert Charles Wilson a pour habitude de nous présenter des histoires qui à partir de situations normales seront perturbées par un élément étranger. Il prend alors un malin plaisir à nous décrire la psychologie des personnages qui sont confrontés à l’inconnu. Dans Axis, c’est la pluie de cendres qui est l’élément perturbateur. Serait-elle constituée des débris de machines des Hypothétiques ?

Autant Spin m’avait attiré, autant Axis ne m’as pas captivé. L’intérêt d’Axis tient dans les révélations que Robert Charles Wilson fait sur les hypothétiques. L’action fait cruellement défaut dans ce livre. Les personnages manquent de charismes par rapport à ceux de Spin. Ni Lise Adams qui recherche son père, ni le jeune Isaac qui semble possédé la faculté de contacter les hypothétique grâce à la technologie martienne, ni Turk Findley et son aéro-taxi ne parviennent vraiment à captiver le lecteur. On les suit tant bien que mal dans une ébauche d’intrigue. La plume, le style de Robert Charles Wilson, font que ce livre reste intéressant sans atteindre le niveau de Spin. Mais on est passé de la grosse production aux petits moyens.

Axis intéressera certainement ceux qui veulent en savoir plus sur les hypothétiques. Mais ils devront attendre Vortex pour être réellement satisfaits. Plutôt que de persévérer dans ce triptyque, je conseillerais plutôt aux lecteurs de se rediriger vers d’autres livres de Robert Charles Wilson (Darwinia, Les Chronolithes, Mysterium). De cette manière Spin ne sera pas dévalué par ses suites.

Axis, Robert Charles Wilson, Denoël Lunes d’encre, 388 pages, 2009


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