Cap sur l’Armageddon – David Weber

L’apparition d’un livre de David Weber chez Bragelonne est une surprise. L’éditeur continue à étoffer son panel d’auteurs de science-fiction. Après Iain Banks et Peter F. Hamilton, David Weber rejoint le catalogue de l’éditeur. Cap sur l’Armageddon est le premier tome d’un cycle.

David Weber nous montre une civilisation humaine acculée par un ennemi supérieur, les Gbabas. La fin de l’humanité est irrémédiable, et la solution pour éviter celle-ci est de sauver quelques milliers de colons, dans l’espoir que dans un lointain avenir ils trouveront les moyens de résister et vaincre l’ennemi. Mais pour que cette colonie puisse évoluer sans être repérée et éliminée par les
Gbabas, les concepteurs de ce plan (pas vraiment audacieux) décident de faire régresser la technologie. Les colons sont reconditionnés mentalement pour ignorer toute forme de technologie. On passe des vaisseaux spatiaux aux navires à voiles ou aux galères.

Huit siècles se sont écoulés, et on retrouve une civilisation moyenâgeuse, divisés en royaumes, dirigée de main de maître par des instances religieuses et inquisitrices. L’héroïne de l’histoire est la copie de la conscience de Nimue Alban, qui se retrouve dans le corps d’un androïde. Elle dispose de toute la technologie nécessaire pour agir et interférer sur Sanctuaire. Elle reprend forme sous l’apparence d’un homme qui protégera un des princes héritiers d’un des
royaumes. Elle fait évoluer l’armement des Charisiens par petite touches successives. Comme pour le cycle Honor Harrington, ce roman se termine par une grande bataille… navale.

J’avoue que j’aime bien lire le cycle d’Honor Harrington, mais je ne suis pas un inconditionnel de David Weber. Au même titre que le troisième tome des Héritiers de l’empire, je n’ai pas vraiment apprécié ce Cap sur l’Armageddon. Passer d’un space opera à un planet opera dans lequel la technologie régresse m’a profondément dérangé. Nimue Alban n’a pas l’impact et le charisme d’une Honor Harrington. Et c’est bien dommage. J’ajouterai qu’il est parfois difficile de retenir les noms des personnages utilisés par David Weber.

Je reste donc mitigé face à ce livre. Sans doute est-ce parce que je suis un inconditionnel d’Honor Harrington, et que mon premier réflexe a été de comparer ce livre aux autres de David Weber. Néanmoins ma réaction n’est pas celle d’un lecteur qui découvre David Weber pour la première fois. Si un nouveau lecteur vient de la fantasy, il rentrera plus rapidement dans l’histoire.

Je conseillerai ce livre à ceux qui n’ont pas lu les space opera de David Weber.

Cap sur l’Armageddon, David Weber, Bragelonne, 670 pages, traduit par Michael Cabon, illustré par Gary Jamroz

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