Le souffle de Dune – Brian Herbert et Kevin J. Anderson

Deuxième tome de la tétralogie « Légendes de Dune », ce livre continue d’explorer le passé de Paul Muad’Dib Atréïde.

Avec ce « souffle » le cycle s’essouffle vraiment. Seuls les fans l’achèteront, et ils auront de plus en plus l’impression que les deux auteurs continuent d’exploiter le filon créé par Frank Herbert. Si au départ l’idée semble intéressante, elle en devient trop longue dans sa mise en œuvre. La première trilogie « Avant Dune »
avait un sens. Elle expliquait comme la situation en était arrivée au livre principal (je parle du vrai Dune de Frank Herbert). Ici, c’est une succession de flashbacks qui servent à boucher des trous dans l’existence de Paul Atréïde. Je pense que ces longues nouvelles auraient dû faire partie de la trilogie précédente, et qu’elles auraient dû être raccourcies.

L’histoire commence juste après la mort de Chani et celle présumée de Paul. Jessica qui était restée sur Caladan vient pour l’enterrement de son fils et apporte son soutien à sa fille Alia, qui devient régente de l’impérium. La princesse Irulan a été emprisonnée. Elle est la principale responsable de la mort de Chani. Plutôt que d’être exécutée, elle est libérée et peut continuer à écrire la
biographie de Paul (la tétralogie).

Dans ce deuxième tome, c’est Jessica qui raconte les faits, qui révèle que Paul âgé de onze ans, avait accompagné Bronso le fils du comte Vernius, dans sa fuite. On découvre qu’en faisant partie d’une troupe de danseurs-visages, Paul a appris une technique hypnotique pour s’adresser aux foules. La mort du compte Vernius va faire de Bronso un terroriste qui perturbera l’enterrement de Paul. Il en voudra à Paul toute sa vie. Ce livre nous dévoile aussi une Alia de plus en plus
tyrannique, qui se marie à Duncan Idaho. De leur côté les Bene Gesserit complotent. Pendant le règne de Paul, elles ont fomenté une rébellion contre lui pour saper son pouvoir.

Oui, bon. Ce sont de longues nouvelles présentées sous forme de flashbacks. C’est très ténu comme intrigue pour vraiment captiver le lecteur. Je n’en dirai pas plus. Le mauvais point, je le décerne à cette horrible couverture sur laquelle on voit une soucoupe volante. Il n’y a pas de soucoupe volante sur Dune ! Laffont aurait mieux fait de prendre la couverture d’origine. Vous l’aurez compris, je n’ai pas trop apprécié ni le contenu, ni le contenant.

Ça se lit encore, mais ce n’est plus vraiment très passionnant ! Si vous avez vraiment du temps à perdre…

Le souffle de Dune, Brian Herbert & Kevin J. Anderson, Laffont Ailleurs et Demains, 490 pages, 2010, illustration de J. Paternoster


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