Le secret de la pyramide invisible – Isidore Moeduns et Robert Darvel

Voilà un format auquel je n’étais plus habitué depuis longtemps. Un fascicule d’Harry Dickson, le Sherlock Holmes américain. En 32 pages, Isidore Moeduns et Robert Darvel nous amènent dans le Londres de l’entre-deux-guerres. La couverture d’Alfred Roloff nous transporte directement dans l’univers particulier du roi des détectives.

Quatre hommes ont répondu à une invitation à Haggerdale Manor. La demeure n’a plus vraiment été habitée ces dernières années. Mais comme un majordome les a reçus, ils vont enfin pouvoir rencontrer le propriétaire des lieux. Le problème, c’est que le majordome s’en est allé, les laissant à leur triste sort.

Histoire de morts mystérieuses qui se succèdent, dans laquelle une expédition sur une île, joue un rôle important. Lorsqu’Harry Dickson est appelé à la rescousse, en compagnie de son fidèle Tom Wills, il est lui-même une victime de cette étrange affaire. Heureusement, il est mystérieusement sauvé et se retrouve à l’hôpital.

L’histoire tient plus du thriller que du fantastique. Après un léger flottement au départ, elle prend son rythme, et Harry Dickson démêle petit à petit les nœuds de cette intrigue. La pyramide invisible est… quelque chose d’inattendu, sauf pour le détective. Histoire de trésor, d’aventure, de mystère, et … de singes. En fait, tout est explicable lorsqu’on a les tenants et aboutissants. Intéressant, perspicace, mais je trouve que le roi des détective déduit parfois trop vite la solution. C’est un peu le croisement de Jessica Fletcher, Colombo, Sherlock Holmes et Hercule Poirot, avec un soupçon de mystère en plus. Évidemment en 30 pages, on ne peut pas garder le suspens éternellement. Mais, ça mérite d’approfondir le sujet en lisant d’autres aventures du roi des détectives.

Voici une série de fascicules éditée par le Carnoplaste. Avec cette initiative, le détective de Baker street retrouve des couleurs à travers plus de 25 fascicules. Isidore Moeduns et Robert Darvel restituent bien le cadre et l’ambiance qui a bercé mon adolescence, lorsque je lisais les aventures d’Harry Dickson en Marabout. Après Jean Ray, Gérard Dole et Brice Tarvel, voici deux compères qui nous promettent encore de belles intrigues. Qu’est-ce qu’on peut demander de mieux ?

Pour me faire une idée plus précise de ces nouvelles aventures d’Harry Dickson, il me faudra lire plusieurs fascicules. Dans « Le secret de la pyramide invisible », je n’y pas vu beaucoup de fantastique. Mais peut-être n’ai-je pas choisi le bon fascicule pour commencer.

En tout cas c’est original et réussi. Isidore Moeduns et Robert Darvel sont parvenus à me convaincre  !

Le secret de la pyramide invisible, Isidore Moeduns et Robert Darvel, Le Carnoplaste, 2009, 32 pages, illustration d’Alfred Roloff

Une réponse à “Le secret de la pyramide invisible – Isidore Moeduns et Robert Darvel

  1. Je ne suis pas entièrement d’accord avec Marc. Le côté fantastique est bien présent, d’abord dans l’ambiance très réussie et ensuite avec le personnage central de ce fasicule, Nooknock.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s