Elric : Les buveurs d’âmes – Michael Moorcock & Fabrice Colin

Voici le retour d’un de mes personnages préférés en fantasy. Elric des dragons. Cycle de Michael Moorcock publié dans les années 70 chez Pocket, récemment réédité en Omnibus. Cette fois-ci, je retrouve le Melnibonéen accompagné de Tristelune, son fidèle compagnon. Aux commandes de cette histoire, toujours Michael Moorcock, mais accompagné de Fabrice Colin. N’ayant jamais rien lu de ce dernier, je n’arrive pas à deviner ce qu’il a apporté à cette histoire. Mais comme c’est bien écrit, c’est peut-être tout simplement le but recherché par les deux auteurs.

Ce retour d’Elric est évidemment une très bonne surprise. On retrouve le prince déchu un an après la chute de l’empire melnibonéen. Elric a décidé de ne plus faire appel à Stormbringer, l’épée infernale qui boit les âmes et communique sa force au prince déchu. Mais pour se passer de son épée, Elric doit retrouver une fleur, l’anémone noire, plus communément appelée noibuluscus, qui doit lui permettre de retrouver la force qui lui manque. Pour se faire, il a donc sanglé Stormbringer dans son fourreau, la maintenant par des attaches de cuivres et de laiton. Dorénavant, Elric fait confiance à une épée normale, et à sa propre connaissance et expérience du combat.

Loin des ruines d’Imrryr la capitale de l’empire melnibonéen, Elric se retrouve à Nassea-Tiki, à la recherche d’un navire qui l’emmènerait à Soom, une métropole oubliée et dévorée par la jungle, à proximité de laquelle il devrait trouver l’anémone noire. Mais sur son chemin se trouvent d’autres Melnibonéens qui lui en veulent d’avoir détruit l’empire. Malgré le danger qui accompagne cette aventure, Elric ne veut pas faire appel à Stormbringer. Cela va lui couter cher, car contraint et forcé, il va devoir se séparer de son épée infernale. Et voilà l’histoire sur ses rails. Elric se retrouve faible, à la merci d’adversaires plus endurants que lui. Il s’engage dans une quête qui n’est pas la sienne, retrouver le père de deux princesses. Évidemment, la question qui brule les lèvres du lecteur que je suis, c’est : Va-t-il retrouver son épée et s’en servir ?  C’est là tout l’intérêt du livre. Et on peut s’attendre à des surprises.

Dans ce livre, je n’y ai vu qu’une ou deux faiblesses liées à la trame de l’histoire. Par exemple, Elric est en danger et un nouveau personnage fait son apparition pour l’aider. Au chapitre suivant, une fois Elric hors de danger, ce personnage est éliminé de l’histoire. Le phénomène se répète un peu plus loin dans l’histoire. C’est un peu trop facile (surtout pour deux auteurs). Mais trop content de retrouver Elric, je dirai que c’est chercher les détails !

Quand j’étais adolescent, j’ai découvert la fantasy à travers les avatars du champion éternel (Elric, Corum, Erekosé, Hawkmoon), en même temps que j’ai découvert les princes d’Ambre, et Terremer. C’est cette fantasy qui m’est le plus familière et à laquelle je reste attaché. Rien à voir avec les pavés actuels et les cycles à rallonge (bien que pour Elric…).

Voilà une histoire qui n’est pas mal pour le grand retour d’Elric. Disons que le format dans lequel elle est éditée dépayse un peu le lecteur que je suis, car j’étais habitué à lire ce cycle en format de poche. La seule critique que je formulerai concerne l’illustration de couverture. Stormbringer est une épée dont le fourreau est attaché à la ceinture (donc de taille normale), et pas une épée qui a la taille d’un javelot ! Dommage.

Fleuve noir a concocté une excellente surprise avec cette nouvelle histoire d’Elric. Ce serait dommage d’en rester là. Je dirai même qu’il faut absolument remettre ça dès que possible. Pour les amateurs du genre, et bien… foncez ! Pour ceux qui découvriraient le livre et le personnage, je dirai que mettre les doigts dans l’engrenage du champion éternel va forcément vous forcer à lire le reste ! A quand le suivant ?

Elric : Les buveurs d’âmes, Michael Moorcock & Fabrice Colin, Fleuve Noir, 2011, 263 pages, illustration de Bron


Une réponse à “Elric : Les buveurs d’âmes – Michael Moorcock & Fabrice Colin

  1. Je suis un peu rassuré car je craignais une simple opération marketing avec ce nouveau volume.
    Moi aussi j’ai lu les précédents en poche et j’ai failli acheter l’omnibus quand même ! (mais il devient obsolète avec celui-ci, de fait^^).
    Et tu as raison de pointer au passage les méga-volumes actuels et les cycles sans fin dans les lectures de fantasy… Bien peu ont le talent (et la concision) d’un Moorcock ou d’un Leiber…

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