Cowboys et envahisseurs

Cowboys et envahisseurs, voilà un titre qui fait réfléchir. Est-ce que science-fiction et western font bon ménage ? Après avoir vu le film en DVD, ma réponse est : oui !

Je ne suis pas un fan de western, mais la présence de Daniel Craig et Harrison Ford au générique m’a incité à voir ce film (en réalité, c’est la promo du DVD dans une grande surface qui m’y a poussé). Et j’ai bien fait de m’y intéresser !

Daniel Craig en amnésique est très crédible. Il est focalisé sur l’action plutôt que sur la parole. Harrison Ford en patron teigneux et revêche l’est tout autant. C’est lui qui parle le plus, mais son apparition ne se fait qu’après 20 minutes.

Dès les premières secondes du film, on a compris qu’on était dans un film de science-fiction. Cela tient au fait que David Craig (alias Jake) a un bracelet au poignet qu’il ne sait pas enlever. Le fait qu’il a perdu la mémoire rend l’histoire plus intéressante pour le spectateur, car comme le héros, il va se demander d’où il peut bien venir, et qu’est-ce qui lui est arrivé pour ne plus s’en souvenir.

Bien sûr, un étranger attire la convoitise. D’abord celle de cavaliers qui le croient faible et désarmé, puis celle d’une jeune femme qui veut retrouver sa famille (Olivia Wilde). Son passé resurgit bien malgré lui, grâce au shérif qui lui apprend qu’il est recherché pour vol, pour meurtre, et comme incendiaire. Cela fait beaucoup pour une seule et même personne. Lorsqu’il va donner une raclée au fils du colonel Woodrow Dolarhyde (joué par Harrison Ford), il va attirer sur lui les foudres de ce dernier.

Et c’est là que le film devient vraiment de la science-fiction. Des vaisseaux extraterrestres survolent la petite ville où se passe l’histoire, tirent sur la population et kidnappent plusieurs personnes, dont le fil du colonel. Jake découvre que le bracelet est une arme capable de détruire les vaisseaux.

Les deux hommes vont donc s’allier avec plusieurs habitants pour retrouver les personnes kidnappées. Où sont-ils cachés ? Une belle brune (Olivia Wilde), qui cache bien son jeu, entre dans la danse pour les aider. La rencontre avec les apaches va faire retrouver la mémoire à Jake. Il va comprendre qu’il n’est pas l’auteur de tous les maux dont on l’accuse.

Intéressant à plus d’un titre, le film a un côté predator (les gros bras en moins), mais aussi Avatar (où les carabines et les arcs sont capables de vaincre des laser). Curieusement, j’ai trouvé une certaine similitude avec « Super 8 » de J.J. Abraham qui est aussi produit par Steven Spielberg, et qui curieusement date aussi de 2011. Le même défaut au niveau des vues nocturnes. Bizarre… À croire que les deux films ont été pensés en même temps.

Ce film est un à l’origine un comics publié en 2006. Son adaptation par Jon Favreau est plus qu’honorable. Il a eu l’originalité de se lancer dans un mélange de genres qui n’a jamais été fait auparavant (si on fait exception de Back to the future ou un épisode de Lois & Clark).

Le making-of est intéressant. Deux courts documentaires nous révèlent davantage sur le tournage du film. Et là où on s’attendait à avoir des effets spéciaux numériques, on trouve de bons vieux effets classiques faits avec des cascadeurs et des acteurs qui n’ont pas peur de payer de leur personne. Bien sûr, il y a des effets numériques, mais pas toujours là où on le pense. C’est là qu’on voit la patte du producteur du film, qui n’est autre que Steven Spielberg.

Cowboys et envahisseurs est un agréable moment de cinéma. Il dure un peu moins de deux heures, et n’a pas vraiment de temps mort. L’histoire classique est bien interprétée, et la réalisation est à la hauteur. Le seul défaut majeur de ce film, ce sont les prises de vue dans la pénombre. Il est presque impossible de distinguer les acteurs et les lieux. Dommage, c’est le point faible du film.

Cowboys et envahisseurs, réalisé par Jon Favreau, avec Daniel Craig, Harrison Ford, Olivia Wilde 118 minutes, date de sortie DVD : 2012

Une réponse à “Cowboys et envahisseurs

  1. Le Far West et la Science Fiction réunis : on peut en effet être sceptique au départ .
    Cela a été le cas en 1973 avec MONDWEST ( Saturn Award ) ; avec en tête d’affiche l’irremplaçable Yul BRYNNER , c’était un énorme défi et un risque financier ( cette production est depuis devenue un des films « culte  » de la SF comme on le sait ) .
    D’autant plus que l’artiste avait endossé une nouvelle fois , le même rôle ( robotisé cette fois-ci ) qui le rendit célèbre dans  » LES SEPT MERCENAIRES  » , figurant au top 10 des meilleurs westerns de l’histoire du cinéma …….

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