La fille du roi des Elfes – Lord Dunsany

Classique de la fantasy datant de 1924, La fille du roi des Elfes de Lord Dunsany est précédemment sorti chez Denoël Présence du futur. En 2006, il a été retraduit dans la collection Lunes d’encre de Denoël. Le voici enfin en version de poche chez Folio SF toujours chez le même éditeur.

Ce roman de fantasy n’a rien du pavé que les auteurs contemporains produisent. En  304 pages, Lord Dunsany nous conte une histoire sur un ton plutôt narratif, où il y a très peu de dialogues.

Dans le pays d’Aulnes, le parlement fait une requête particulière au vieux roi. Le peuple veut être gouverné par un roi disposant de pouvoirs magiques. Rien de tel n’avait été demandé par le parlement depuis cinq siècles. Le roi accepte volontiers cette requête. Il décide d’envoyer son fils Alveric au pays enchanté, chez le roi des Elfes pour y épouser sa fille Lirazel. Le jeune prince part avec seule arme l’épée magique préparée par la sorcière Ziroonderel. Une histoire qui a tout du conte de fées. Alveric et Lirazel se marièrent et eurent un enfant, Orion. Mais ce n’était pas du gout du père de Lirazel. Au pays d’Aulnes, sa fille redevenait une mortelle. Il utilisa trois incantations, dont une pour faire revenir sa fille auprès de lui. Après son départ, Alveric se mit à sa recherche. Longue quête de plusieurs années pendant laquelle il laissa son fils grandir sans ses parents, ce qui correspond à la deuxième partie du livre. Comme c’est un conte, avant d’arriver à la fin, on peut se dire qu’ils vivront heureux.

Edward Plunkett, plus connu sous le nom de Lord Dunsany est un baron irlandais et auteur de fantasy très prolixe. La majorité de ces textes n’ont pas été traduits. Le lecteur francophone doit donc se contenter de quelques recueils de nouvelles dans lesquels Lord Dunsany est présent, ainsi que son roman La fille du roi des Elfes. Ce n’est pas trop grave, dans le sens où Lord Dunsany a influencé plusieurs auteurs importants. C’est le cas de J.R.R. Tolkien, H.P. Lovecraft, L. Robert E. Howard, Jack Vance, Michael Moorcock, David Eddings ou Ursula K. Le Guin. On peut considérer que Lord Dunsany est le père d’une forme de fantasy proche du conte.

La fille du roi des elfes est un classique qu’il faut avoir lu au même titre que le seigneur des anneaux de J.R.R. Tolkien ou le cycle de Narnia de C.S. Lewis. C’est de la light fantasy, un style certes un peu dépassé, mais qui garde tout son charme à travers la nouvelle traduction. Un classique de la fantasy, un conte à lire, ou à relire. Un texte fondateur du genre.

La fille du roi des Elfes, Lord Dunsany, Denoël Folio SF, 306 pages, 2012, traduit par Brigitte Mariot

La fille du roi des elfes

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