Les flammes de l’empire – John Scalzi

Deuxième tome du cycle sur l’interdépendance de John Scalzi. L’Atalante continue l’édition de cette trilogie. Le premier tome donnait l’impression d’être dans un vrai space opera pur et dur, avec des intrigues qui tournent autour de la disparition du Flux. Ce second tome revient sur les problèmes du Flux et accentue les intrigues de palais. L’attentat contre Griselda II, les éternelles rivalités entre Nohamapetan et Lagos, et une église de l’interdépendance aux abonnés absents forment la toile de fonds de ce tome 2.

Griselda, l’emperox toute récente manque de personnalité et doit fréquemment faire appel aux souvenirs des emperox précédents, qu’elle peut consulter sous la forme d’IA holographiques dénués d’émotions. Si l’idée de sauvegarder les souvenirs et la personnalité des anciens empereurs est originale, elle diminue d’autant la personnalité de Griselda qui doit toujours s’y référer.

Curieusement, les bons manquent de personnalité, alors que les mauvais en ont beaucoup trop. Une exception avec Kiva Lagos qui semble le lien entre les deux parties et tient un langage châtié entremêlé de fréquentes scènes de sexe.

Lorsque Griselda annonce ses (soi-disant) visions concernant le flux, c’est peu crédible pour son entourage, même si elles s’appuient sur des faits scientifiques fournis par Marce Claremont. Des flux vont disparaitre et de nouveaux vont s’ouvrir. Ces modifications perturberont l’empire et certains mondes vont se retrouver coupés des autres.

La mission d’exploration entreprise par Marce Claremont va apporter des informations importantes sur la coupure du flux avec la Terre. Cette découverte va être confirmée par un avatar qui n’est pas un ancien emperox, mais simplement une IA qui gère tous les souvenirs et données.

Les Nohamapetan intriguent en permanence pour placer un des leurs sur le trône impérial. Ils n’ont aucun scrupule à tuer tous ceux qui se dressent sur leur chemin. Mais à un moment, la gouaille de Lady Kiva, les visions et le discours de l’emperox pas convaincante, l’église de l’interdépendance qui fait de la figuration, c’est léger pour une histoire qui mérite mieux.

Ce deuxième tome va plaire à ceux qui ont lu le premier. J’ai moins aimé ce second tome que le premier. Je le conseille aux amateurs de John Scalzi. Mais je ne suis toujours pas tombé dans la marmite de cet auteur. Peut-être qu’un jour ce sera le cas.

Les flammes de l’empire, John Scalzi, L’Atalante, 2020, 282 pages, illustration :  Sparth

 

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.