Archives de Catégorie: Ecriture

3 ans !

Je me suis promis que chaque année, à la date anniversaire du blog (24 septembre), je ferais une synthèse de la situation. Trois ans se sont écoulés et le blog continue son petit bonhomme de chemin. Le nombre de visites augmente au fil du temps, bien que ce ne soit pas ce qui m’intéresse le plus, parce que mes articles trouveront dix ou vingt fois plus de lecteurs sur Phénix Mag ou le Suricat. En fait, ce que je visais au départ, c’était une certaine stabilité du blog, et c’est le cas.

L’imaginaire (la science-fiction, la fantasy et le fantastique) reste mon domaine de prédilection. La BD fait de temps en temps son apparition tout comme les films ou séries. Le polar est parfois représenté. Dans tous les cas, c’est une ouverture vers la littérature belge que je propose. Je n’avais pas envie de créer un blog spécifique pour la littérature. J’ai donc décidé d’en parler un peu sur mon blog, avec la contrainte qu’elle doit être belge. Et des Belges, il y en a : Christophe Collins, Véronique Biefnot, Kate Millie, Francis Dannemark, Evelyne Guzy. Je pourrais même ajouter Eric-Emmanuel Schmitt  qui est devenu belge, Amélie Nothomb, Nadine Monfils, Jacqueline Harpman ou Dulle Griet.

J’aborderai l’imaginaire belge qui devrait être publié sous la forme d’une anthologie en deux tomes. Mais je ne voudrais pas m’avancer davantage sans avoir une idée de la date de sortie de cette anthologie. Probablement 2014 et 2015 pour les deux tomes.

Entre temps, une de mes nouvelles « Restez chez vous » s’est retrouvée dans l’anthologie « Destination Mars » dirigée par Marc Bailly et publiée par les éditions du Riez. Une nouvelle et un essai sur la planète Mars. On trouvera d’ailleurs sur mon blog, la partie manquante à l’essai. Ceci dit, c’était une nouvelle amusante à écrire où j’ai fait de l’autodérision, et l’idée d’une suite m’intéresse beaucoup. Une seconde nouvelle « Semences du désert » devrait se retrouver dans l’anthologie consacrée aux légendes africaines qui paraitra chez Voy’el au début 2014. Changement complet de style, car je suis passé de la science-fiction à de l’aventure mêlée de fantastique. J’attends avec impatience la sortie de cette anthologie. D’autres textes devraient aussi se retrouver dans l’anthologie belge.

Petit à petit, mes textes sont libérés et suivent une voie que je n’avais pas prévue. D’autres textes existent et seront proposés au fil du temps. Pour l’instant, je planche sur une nouvelle qui parle de vampire, thème imposé. Et pour une fois, je rame car je sors de mon contexte habituel. Les vampires et moi, on n’a jamais fait bon ménage. Mais j’ai décidé de relever le défi.

Toujours pas de nouvelles concernant mon livre de science-fiction envoyée chez… Bragelonne. Plus d’un an s’est écoulé, et je n’ai pas demandé la moindre réponse, car je sais que l’éditeur donne la préférence à la fantasy, mais aussi parce qu’il a reçu un grand nombre de nouveaux livres. Les premiers chapitres avaient été demandés par L’Atalante, et c’est Alain Kattnig qui avait répondu, en précisant que si l’univers était bien construit, il y avait une propension à l’info-dump. Il m’a aussi rappelé le conseil : Show, don’t tell ! Des remarques très judicieuses que j’ai appliquées au livre. Les cinq chapitres que j’avais envoyés posaient le décor, alors que l’invasion de l’histoire commençait au chapitre six. Pas de chance ! Cela m’a fait sourire car le cycle Honor Harrington éditée par l’Atalante est fortement axé sur l’info-dump ! J’aurais même tendance à dire que les livres de David Weber peuvent se lire amputés d’un quart ou d’un tiers du texte. Les histoires de chat ou de famille n’ont vraiment rien à voir avec le sujet principal. On est plutôt face à : Show and tell many time !

Je pense que c’est davantage la taille de mon livre qui est le problème. 3.3 millions de signes, même coupés en trois parties, cela fait tout de même de très gros romans. Quand on sait que les éditeurs cherchent des textes qui varient entre 500.000 et 800.000 signes, je suis loin au-dessus de ces limites. Impossible de raccourcir ce roman. C’est comme Dune de Frank Herbert ou les guerriers du silence de Pierre Bordage, cela forme un tout.

En écrivant le space opera, j’avais déjà en tête Bragelonne, Laffont Ailleurs & Demains, L’Atalante, et Mnémos. Lors d’un passage de l’équipe Bragelonne à Bruxelles, j’avais promis à Stéphane Marsan qu’il serait le premier éditeur à recevoir le livre, et je m’y suis tenu. Le contact avec L’Atalante s’est fait tout seul, sans que je ne sois l’initiateur. Pour l’instant, Laffont et Mnémos n’ont pas été contactés pour diverses raisons techniques. La taille du livre risque de poser problème chez Mnémos. Et pour Laffont, cela ferait plus de 1500 pages ! Si quelqu’un a une idée, je suis tout ouïe…

Comment se fait-il que ce space opera soit si épais ? Lorsque je l’ai écrit (sur une période de trois ans), j’ai utilisé une découpe de l’histoire similaire à L’aube de la nuit de Peter F. Hamilton, livre qui dépasse les 3000 pages en simple interligne. C’est à dire, plusieurs personnages qui se croisent au fil de l’histoire, et où les différentes fils se rejoignent à la fin. J’ai aussi fait le choix de décrire les scènes et les pensées de mes personnages, pas de faire un livre qui répond à des critères de formats commerciaux. Je n’imagine pas Frank Herbert raboter Dune de 200 pages juste pour faire plaisir à son éditeur. Ceci dit, je pense que la collection qui convient le mieux à ce space opéra, c’est tout simplement Ailleurs et Demain chez Laffont.

Et les autres éditeurs ? Et bien, je ne sais pas si Denoël ou Fleuve Noir seraient intéressés par un space opera. J’aime bien les petits éditeurs comme Riez, Voy’el, Rivière Blanche, Griffe d’encre, ActuSF, etc., mais je n’imagine pas les voir publier des tomes aussi gros. Normalement, je devrais écrire une suite à ce space opera, car la fin ouverte laisse deviner que l’histoire est loin d’être finie. Mais je ne me lancerai pas dans l’aventure tant que le premier livre n’a pas été accepté par un éditeur. Qu’on ne vienne pas se plaindre qu’on est pas capable côté francophone de faire comme les anglo-saxons en matière de space opera. Je propose un space opera dans le style anglo-saxon et écrit par un francophone, mais si la taille fait peur, peut-être faudrait-il le traduire et le proposer directement à un éditeur anglo-saxon (pour que plus tard il soit retraduit en français avant d’être publié).

En attendant, d’autres projets d’écriture m’occupent. Entre autres, un roman qui mélange deux époques, le 17ème siècle et le XXIème siècle. Une porte temporelle entre les deux époques, un couple qui s’aime et se perd, une pièce de théâtre qui ne sera jamais jouée, et comme décor Vaux Le Vicomte en France, quelques semaines avant que Louis XIV n’y passe, et Bruxelles. Je peux donner un détail : le livre n’excédera pas les 600.000 à 800.000 signes. Le synopsis étant déjà écrit, je connais la taille approximative du livre. Plusieurs chapitres sont déjà écrits, mais j’ai quelques difficultés à trouver des informations sur la région de Vaux Le Vicomte au 17ème siècle. N’étant pas en France, mais en Belgique, cela prend un peu plus de temps que prévu pour savoir à quoi ressemblait la région à l’époque. Les chemins, les rivières, etc. Et puis, il y a cette pièce de théâtre dont fait référence l’histoire. Si le synopsis est écrit, je devrais encore écrire certain passages qui apparaitront dans le livre. C’est du marivaudage, comme me la dit mon amie Véronique ! J’en profite donc pour un peu lire du Marivaux, Molière, Beaumarchais, Shakespeare et Feydeau. C’est donc un exercice de style qui, si j’ai le temps, verra aussi l’écriture de la pièce de théâtre!

Ce que je peux dire, c’est que ce roman est inspiré d’une nouvelle que j’avais écrite et qui parlait aussi de la porte temporelle, mais à l’époque napoléonienne (nouvelle qui devrait être publiée en 2014 ou 2015). Si je fais abstraction de cette porte, ce roman serait de la littérature qui mélangerait histoire, théâtre et romance. On pourrait mettre ce roman dans la même catégorie que les derniers Connie Willis et Stephen King qui parlent de voyage dans le temps. Une fois écrit, j’hésiterai certainement entre littérature et genre spécifique pour l’éditeur.

Dans la mesure du possible, j’en profite aussi pour écrire des nouvelles toujours liées à l’imaginaire. Ce n’est pas les idées qui manquent, mais le temps. Par moment je me dis qu’il me faudrait des journées de 36 ou 48 heures. Je pense avoir une vingtaine d’histoire en réserve, plus celles qui s’ajouteront pour les appels à texte. Au fur et à mesure des textes publiés, j’en parlerai à travers une page spécifique du blog, encore à développer.

Pendant l’année écoulée, mes chroniques ont continué d’être mises en ligne sur Phénix. Ce qui est normal, puisque je suis un des chroniqueurs de l’équipe. Mais on pouvait aussi trouver celles-ci sur le Suricate, magazine belge dédié à la culture qui est entièrement gratuit et disponible en ligne. On y trouve des chroniques littéraires, retros, interviews, sur les livres, films, pièces de théâtre, musique, concerts, séries télé, etc. Derrière ce magazine, on retrouve une bande de passionnés, dont Marc Bailly.

Pour en revenir au blog (qui n’est plus vraiment un blog depuis qu’il a plusieurs pages, mais plutôt un site), je rappelle qu’il a un petit frère consacré à Véronique Biefnot, comédienne, romancière, metteur en scène et amie. C’est son blog officiel, qui lui est entièrement consacré, sur lequel elle intervient quand elle le souhaite. J’aime bien ce blog, et j’espère qu’il se développera davantage en fonction de l’actualité de Véronique. Dans tous les cas, il touche la littérature, et le théâtre, mais peut aussi inclure d’autres domaines artistiques.

Pour terminer ce billet, je dirai que je continuerai mon exploration de l’imaginaire anglo-saxon et francophone, que la littérature belge et l’écriture y seront plus présentes. Je signal que je ne chronique pas les livres sous forme numérique, mais uniquement les livres papier. C’est un choix personnel.

Voilà, c’était un petit récapitulatif de l’année écoulée.

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Deux ans !

Le 27 septembre, mon blog fête sa deuxième année d’existence. Lentement mais sûrement, le nombre de visites s’accroit, et pourtant je chronique certainement moins que d’autres blogueurs, et pas nécessairement au moment où les livres sortent. On devrait approcher les 50.000 visites en deux ans. Pour l’occasion, j’ai ajouté une page contact au blog.

Mes chroniques sont aussi disponibles sur le site de Phénix Mag qui reçoit certainement de 10 à 20 fois plus de visiteurs que mon blog. Je poste les articles en même temps des deux côtés. Exceptionnellement, une chronique échappe au blog ou à Phénix. Bien que faisant partie de la blogosphère, je ne me suis pas inscrit sur les sites agrégateurs en imaginaires. Non pas que je ne le veux pas, mais simplement par déontologie (oui, ça existe). Étant membre de l’équipe Phénix, c’est le magazine qui bénéficie de mes chroniques. Il y a aussi un éditeur qui bénéficie de cette priorité, mais pour lequel je ne lis qu’un ou deux livre par an.

Pour les deux ans d’existence du blog, j’ai décidé de faire une nouvelle bannière. J’aime bien l’ancienne faite par Paul Barbieux (et j’espère qu’il m’en fera d’autres), mais j’ai besoin de changer légèrement le look du blog.

Quels sont les sujets qui ont le mieux marché ? On trouve ma page sur l’écriture et l’édition, la liste des librairies et bouquineries à Bruxelles, et ma liste de livres à lire. Concernant les articles, Dune fait toujours le plein quel que soit le livre chroniqué, alors que la qualité des suites se dégrade de plus en plus. Comme des larmes sous la pluie reste une valeur sûre en littérature. On trouve aussi le film Iron Sky qui a intrigué beaucoup de personnes parce qu’il a tardé à sortir. Et enfin Le trône de fer (Game of thrones) dont j’avais chroniqué la saison un (et la deux dès que le coffret DVD est disponible), qui représente le meilleur de la fantasy à l’heure actuelle. Il y a toujours Honor Harrington, dont je suis un inconditionnel, ou les anthologies de Marc Bailly consacrées à Masterton avec des textes d’auteurs français. Je reste orienté auteurs classiques avec Clifford D. Simak, Jean Ray, Edgar Rice Burroughs, Arthur C. Clarke, Robert Heinlein ou Jules Vernes.

L’année passée, j’avais comme projet de faire une section imaginaire belge et une section littérature générale, mais je ne l’ai pas fait faute de temps. Par contre, j’ai créé le blog de Véronique Biefnot. C’est une amie et qui intervient de temps en temps sur mon propre blog. Ses livres seront toujours chroniqués et accompagnés de photos, vidéo et interviews. Véronique alimente régulièrement le blog que je lui ai créé en m’envoyant des infos à mettre en ligne. Et elle répond personnellement aux lecteurs et visiteurs qui souhaitent la contacter. Je me charge du côté documentation et informatique. Avant l’existence de ce blog, je postais régulièrement sur sa page Facebook. Aujourd’hui, les billets sont d’abord mis sur le blog,  puis les liens sont repris sur son mur. Les sujets sont ainsi visibles par tout le monde. Ce blog est toujours dans sa période de rodage et va se développer en fonction de l’actualité de Véronique.

Mais revenons à la science-fiction, la fantasy et le fantastique. Question lecture, j’ai fait le pas vers le livre électronique en faisant l’acquisition d’une liseuse et j’en ai profiter pour acheter une douzaine de livres de science-fiction et de fantasy (chez Bragelonne et ActuSF). Je viens de convertir mes propres textes sur ce support. Je pense que l’utilisation de la liseuse restera anecdotique, car je préfère de loin le livre papier. J’avais précédemment essayé de lire sur ma tablette et j’avais trouvé cela pénible. La liseuse ne sera vraiment utilisée que si je n’ai pas le choix du support, ou si je pars en vacances sans vouloir prendre une pile de livres papier.

Depuis la création du blog, il y a eu une évolution. La science-fiction reste prioritaire, mais le fantastique et la fantasy ont refait leur apparition. J’ai aussi ajouté une page concernant l’écriture, qui contient des références à bons nombres de livres qui peuvent aider à l’élaboration d’un livre, une nouvelle, un conte, un scénario, etc. Je confirme que ceux qui sont mentionnés sont bel et bien dans ma bibliothèque. Je ne parle pas de livre que je n’ai pas. Il m’arrive de temps en temps d’y jeter un coup d’œil pour un sujet bien particulier. J’aimerais développer cette page  en fonction du feedback des visiteurs. J’aimerais aussi que les éditeurs concernés me tiennent au courant de leurs sorties. Le paradoxe, c’est qu’il y a peut de commentaires, mais que cette page a un grand nombre de visiteurs.

Avant, je n’étais pas trop orienté sur les recueils de nouvelles. Aujourd’hui, j’ai corrigé le tir et j’aime entrecouper la lecture de romans par des recueils de nouvelles. Parfois, ce sont les auteurs de ces nouvelles qui se manifestent sur le blog et qui sont encouragés à renouveler leurs textes. C’est le côté sympa de la chose. Bien que parlant aussi anglais, je ne lis jamais de roman dans cette langue (sauf dans le cadre du boulot). Je reste profondément attaché au français et j’attends toujours que les livres soient traduits dans la langue de Molière avant de les lire. Il y a assez de livres en français que pour ne pas devoir les acheter dans leur version originale. Cela me fait toujours rire quand j’entends certains lecteurs qui ne savent pas attendre la traduction d’un livre. Oui, bon !

Dans mes choix de lecture, je reste profondément ancré vers la science-fiction et le space opera en particulier. J’aime bien de temps en temps revisité un auteur classique ou une œuvre qui date. La fantasy recommence à me plaire (grâce au trône de fer), le fantastique reste mineur chez moi, mais j’aime de temps en temps en lire. Le thriller est parfois présent avec Christophe Courthouts. La littérature me prend de plus en plus de temps, mais je ne veux pas encore me lancer dans des chroniques. En dehors de Véronique Biefnot, j’aimerais chroniqué Haruki Murakami, Yasmina Reza, Delphine de Vigan, Sofi Oksanen, Mo Hayder, Alessandro Barrico, Anna Gavalda, Eric-Emmanuel Schmitt, Katerine Pancol, Marc Levy, Guillaume Musso, Yoko Ogawa, Véronique Olmi, Jonathan Safran Foer, etc. Et oui, je sors aussi du cadre de la science-fiction, de la fantasy et du fantastique. La littérature, tout comme la philosophie, la vulgarisation scientifique et l’histoire (époque napoléonienne), est présente dans ce que j’aime. Et puis, je ne dois pas oublié la bande dessinée, qui est aussi une de mes passions.

Mes prochaines chroniques correspondent aux livres qui sont sur ma PAL. Je trouve que cette liste s’allonge dangereusement !

Depuis un an, j’aurais aimé parler de ce que j’écris. Mais j’attends pour cela que l’un ou l’autre éditeur qui a reçu mes textes m’indique si oui ou non ils sont retenus. À l’heure actuelle, il y a cinq ou six nouvelles qui sont en attente chez plusieurs éditeurs. Mon space opera est également chez un éditeur. Mais vu le nombre de livres que ce dernier reçoit, je ne m’attends pas à une réponse rapide. Et puis, la taille du livre (3.3 millions de signes), fait peur aux éditeurs. Cela me rappelle un certain Pierre Bordage qui n’avait pas non plus trouver d’éditeur pour Les guerriers du silence. J’ai donc découpé mon livre arbitrairement en trois parties égales de 1.1 millions de signes. Attention, je n’ai pas changer une ligne de texte pour y arriver. Ce n’est qu’une seule histoire, un peu comme l’était L’aube de la nuit de Peter F. Hamilton ou Hyperion de Dan Simmons. L’allusion à ces deux livres n’est d’ailleurs pas fortuite.

Donc, pour l’instant, je me concentre sur d’autres histoires à développer. Et des histoires  il y en a plusieurs. Voici quelques idées que je dois développer :

  • Un roman de science-fiction qui parle de voyage dans le passé (le 17ème siècle de Louis XIV). La manière de traiter le sujet sera soit SF, soit littéraire avec un soupçon de SF. C’est pour l’instant ma préoccupation principale. Le roman fait suite à une nouvelle que j’ai écrite en 2004, qui traitait de la période napoléonienne. C’est davantage un travail de recherche documentaire sur le 17ème siècle qui m’empêche de me lancer pleinement dans son écriture. Par contre, le script est totalement bouclé. L’auteur qui s’en rapproche le plus, c’est Connie Willis.
  • Un space opera qui s’appelle momentanément « les deux lunes » (car je n’ai pas encore trouvé le titre définitif). Roman qui se passerait dans trois siècles, où la Terre serait confrontée à une faction dangereuse d’un empire galactique. Dans sa construction, le deuxième chapitre du livre pourrait se lire comme une nouvelle et tromperait à coup sûr les lecteurs.
  • Un livre de fantasy qui parle d’une quête à travers un monde artificiel. J’en ai écrit 180 pages, mais j’ai momentanément mis le texte de côté. La fantasy a fortement évolué ces dernières années, et je devrai certainement revoir mon approche de l’histoire le jour où je m’y remettrai.
  • Il y a aussi plusieurs nouvelles de science-fiction encore à écrire, qui parlent de clones perdus sur une planète étrangères, de voyageur galactique égaré sur Terre, de cités maritimes. Les idées sont notées, mais pas encore développées.
  • Un essai sur un cycle de science-fiction connu. Le début de l’écriture devrait se situé en 2013. C’est probablement ma plus grande crainte, car je ne suis pas du tout dans mon élément. Cela dépend aussi de mon emploi du temps. Je pense qu’il faudra une année pour le réaliser, et certainement l’aide d’autres personnes.
  • Un article sur un thème de la science-fiction. C’est déjà fait, ainsi qu’une nouvelle qui se passe dans le même contexte. Reste à savoir quand ce sera publié.
  • Dans mon space opera , j’ai laissé beaucoup de questions en suspens. Je pense donner les réponses dans une suite. Mais je ne me lancerai dans l’écriture de celle-ci que si le roman actuel est accepté. Le synopsis n’est pas encore écrit, par contre les idées s’accumulent dans un carnet. Je m’attends à écrire une histoire aussi volumineuse. Donc, deux à trois ans d’écriture seront nécessaires.
  • Reste aussi une nouvelle qui est un clin d’œil à un ami déjà cité. Elle est en cours d’écriture, et pourrait trouver une suite auprès d’autres chroniqueurs et écrivains. J’ai encore du temps avant d’en dire plus à ce sujet.

Je présenterai les textes au fur et à mesure qu’ils sont acceptés. Peut-être dans une page spécifique du blog. J’ai toujours aimé les préfaces à chaque nouvelle dans les recueils.

Voilà les grandes lignes. Le blog science-fiction de Marc va donc continuer sur sa lancée, ainsi que celui de Véronique Biefnot.

 Marc

Véronique Biefnot : Meet & Greet avec Marc Bailly

Dans le cadre du « Meet & Greet » proposé par Marc Bailly (Phénix Mag, le prix Masterton, le prix Bob Morane, Les imagineurs belges) dans l’auditorium de l’ONSS, Véronique Biefnot était son invitée le 19 juin 2012. Elle venait présenter son dernier livre Les murmures de la terre. Livre qui précède deux autres livres fantastiques qui paraitront encore en 2012. Cette rencontre avec Marc Bailly et les lecteurs présents ne se résumait pas seulement à l’événement littéraire du moment, mais aussi à une présentation plus personnelle de la carrière de la romancière, qui est également comédienne, metteur en scène, animatrice et chroniqueuse à la RTBF et ARTE et peintre. Au théâtre elle s’occupe aussi des décors et des costumes. C’est donc une femme aux multiples talents, à la carrière bien remplie, qui est venue se dévoiler un peu plus au public. Et en matière de révélation, ce moment a été particulièrement touchant lorsque Véronique Biefnot a offert la lecture d’une de ces nouvelles (Le fauteuil) qui faisait référence à son enfance et à sa grand-mère. Lecture pendant laquelle elle n’a pas pu s’empêcher de laisser s’exprimer ses émotions à deux reprises. Derrière un beau sourire, des yeux pétillants, un esprit vif et un don certain pour la communication, se cache aussi une femme sensible, émotive, et très attachante.

A 16 ans, Véronique Biefnot était déjà à l’université. Avec une agrégation à l’ULB en philo et lettres en poche, elle y ajoute le conservatoire en art dramatique et les beaux-arts en peinture. C’est donc une jeune femme très éclectique, qui a ajouté depuis 2011 une nouvelle facette à son profil en devenant également romancière. Et en matière de roman, elle n’a pas choisi la facilité. Son premier livre Comme des larmes sous la pluie à des allures de roman sentimental, mais en le lisant on se rend vite compte qu’il tient davantage du thriller et du drame.

Lorsque Marc Bailly lui demande quel est le rôle qui l’a le plus marqué dans sa carrière, Véronique Biefnot répond en faisant référence à Scandaleuse de Jean-Marie Piemme. Puis, de son rôle de Susanneke dans Le Mariage de mademoiselle Beulemans. Un classique du théâtre belge dans lequel elle avait le premier rôle féminin au côté de Jacques Lippe. Non contente d’être sur les planches, elle est aussi metteur en scène. On lui doit les adaptations de Garbo n’a plus le sourire ou Les combustibles d’Amélie Nothomb. Elle a joué et foulé la plupart des scènes de théâtre belges. On l’a vue dans Le dieu du carnage, Tartuffe, La guerre de Troie, Beaucoup de bruit pour rien, Les Troyennes. Pour de plus amples informations sur sa biographie, je suggère de visiter son blog dont voici le lien.

Véronique écrivait des nouvelles, des poèmes, des aphorismes, des adaptations théâtrales, jusqu’au jour où un metteur en scène lui a fait remarquer qu’elle écrivait très bien. À la question « Pourquoi n’écrirais-tu pas un roman ? », en parallèle à son métier de comédienne, elle s’est lancée dans l’écriture sans avoir d’idée sur la façon de se faire éditée. Les pages s’accumulaient et formaient petit à petit un roman, qu’elle fit lire par le metteur en scène avec qui elle travaillait. Il a aimé le roman, et pour être certaine que ce n’était pas un avis subjectif, Véronique l’a fait lire à des spectateurs du théâtre qui ne savaient pas qu’elle en était l’auteur. La suite, c’est une copie du livre remise chez Filigranes par un des lecteurs, puis la rencontre avec Héloïse d’Ormesson. Et ce qui était un rêve s’est soudain concrétisé en livre. Livre écrit dans un style personnel, qui oscille entre Guillaume Musso et Jean-Christophe Grangier, comme le souligne Marc Bailly.

Au cœur de ce premier livre, on trouve deux personnages principaux. Naëlle, jeune femme perturbée, avec une enfance compliquée et une amnésie pour les douze premières années de sa vie. Et Simon Bersic, romancier qui connait le succès, mais qui n’est pas heureux depuis qu’il a perdu sa femme. Il vit un deuil en compagnie de son fils. Comme des larmes sous la pluie, raconte la rencontre improbable de ces deux personnages. À travers ce livre, Véronique Biefnot voulait montrer comment surmonter les problèmes lorsqu’on n’a pas de chance dans la vie. Le contexte rappelle certaines affaires qui ont ébranler la Belgique. Le roman contient des coup de tonnerre qui perturbent les lecteurs.

Le deuxième roman Les murmures de la terre  fait suite à Comme des larmes sous la pluie, mais il peut se livre de manière indépendante. On retrouve les mêmes personnages. Il s’agit davantage d’un parcours initiatique en Bolivie, où Naëlle disparait et est censée recouvrir sa mémoire à travers des pratiques chamaniques. Simon Bersic part à sa recherche, sans savoir ce qui l’attendra. Le livre tient de l’aventure et du fantastique à travers les voyages spirituels de Naëlle et le paysage amazonien.

Véronique a lu plusieurs extraits des deux livres. Et lorsque Marc Bailly a fait référence aux rituels chamaniques, on a eu droit à une description détaillée de la part de la romancière. Elle a découvert ceux-ci dans des circonstances personnelles et tragiques. Le texte est fluide et s’écoute autant qu’il se lit. Un des secrets de cette fluidité, c’est justement qu’elle se relit à haute voix lors de l’écriture.

Lorsqu’on aborde le sujet du blog, Véronique explique que c’est un moyen pour elle d’être en contact avec ses lecteurs. Il y avait déjà sa page Facebook, mais il faut être inscrit sur le réseau social pour pouvoir la suivre. De son côté, le blog permet à n’importe qui de la suivre et de la contacter. Je voudrais signaler que Véronique intervient aussi sur mon propre blog (Le blog science-fiction de Marc). Elle maintient un contact étroit avec ses lecteurs.

En plus du troisième tome de sa trilogie qu’elle est en train d’écrire, elle a aussi d’autres livres en cours. Le premier est un conte fantastique dont le titre est Animalter. Le second livre Sous les ruines de Villers se passe à Villers la ville et contient également une part de fantastique. Les deux livres s’adressent à des publics différents et sont publiés en 2012.

Pendant la rencontre, Marc Bailly a imposé une liste de noms plus saugrenus les uns que les autres, que Véronique Biefnot a dû glisser dans ses réponses. Cela a parfois donné lieu à des crises de fou rire. La rencontre s’est terminée par une séance de dédicaces et un contact plus rapproché avec ses lecteurs.

Rencontre enrichissante, où on découvre Véronique Biefnot en tant que romancière. Elle est talentueuse et nous réserve dans l’avenir encore de belles pages de lecture.

Le blog de Véronique Biefnot.

Un an !

Un an d’existence ! Aujourd’hui, le blog a exactement un an. Il a été créé le 27 septembre 2010 avec WordPress. Un blog qui a accueilli plus de 21 000 visites (spams décomptés). Je pense que si on m’avait dit cela il y a un an, j’aurais signé les yeux fermés, surtout que la vocation principale du blog c’est de présenter des livres de science-fiction, de fantasy, de fantastique, mais aussi des BD (et dans une moindre mesure des films ou des séries).

L’écriture est pour l’instant le domaine le plus en retrait, car tant que ce que j’ai écrit n’a pas été entièrement révisé et proposé à un éditeur, je ne veux pas trop aborder le sujet. Ça m’apprendra à écrire des pavés qui doivent être découpés en trilogie ! Je dirai qu’il en est de même pour les nouvelles. Tant que rien n’est publié, je n’en parle pas. Mais j’espère que cela va changer prochainement.

Le blog s’est ouvert à un ou deux livres écrits par des auteurs belges (Christophe Courthouts, Véronique Biefnot), et pas nécessairement dans le domaine qui nous intéresse le plus. J’envisage même de chroniquer Éric-Emmanuel Schmitt avec une uchronie.

Au niveau des statistiques, il y a eu plusieurs pics concernant le recueil de nouvelles consacré à Jimmy Guieu. Mais surtout autour du centième billet qui était consacré à Dune (le livre original). C’est même la chronique qui bat tous les records. En deuxième position, c’est le livre de Véronique Biefnot, comme des larmes sous la pluie qui recueille le plus de visites (dont ma chronique est sur Amazon), mais avec moins d’interventions de la part des visiteurs. C’est un choix personnel d’avoir présenté un livre de littérature, écrit par quelqu’un que je connais personnellement et que j’apprécie beaucoup. En dehors de cela, les pages les plus consultées sont : Ma pile de livres, Ma science-fiction idéale, Librairies et bouquineries à Bruxelles. Évidemment il y a aussi la liste de liens mis à la disposition des visiteurs. J’en ai oublié beaucoup, mais la liste actuelle est déjà pas mal pour ceux qui veulent découvrir l’imaginaire.

Le blog va continuer sur sa lancée. On retrouvera comme d’habitude mes chroniques sur le site Phénix Mag. Je ne veux rien promettre sans certitude, mais il est possible qu’un ami proche, connaissant bien la science-fiction, la fantasy et le fantastique, fasse de temps en temps son apparition sur le blog. Mais à l’heure actuelle, rien n’est moins sûr. En tout cas, la porte reste grande ouverte pour l’accueillir s’il souhaite se manifester. Il en est de même pour Véronique Biefnot, qui peut se manifester à tout moment si elle le souhaite.

J’apprécie beaucoup les interventions des différents visiteurs, que je laisse librement s’exprimer. Évidemment, ce n’est pas un forum. Certaines interventions mériteraient des développements plus poussés.

En d’autres termes, je suis content du résultat. C’est inespéré, surtout que l’idée de départ a toujours été de proposer des chroniques de manière personnalisée (pas formatées comme dans les journaux), subjective (ce que j’aime vraiment ou pas), positive (en indiquant au visiteur pourquoi il m’a plu, et si ce n’est pas le cas c’est que ce n’était pas ma tasse de thé). Je constate que bon nombre de visiteurs ont décidé de franchir le pas en lisant les livres chroniqués. J’espère leur avoir donné l’envie de pousser plus loin la découverte d’un auteur, d’un livre ou d’un genre. Je reste d’ailleurs ouvert à toute suggestion de la part des visiteurs.

Des projets ? Continuer les chroniques et faire partager mes coups de cœur. Continuer à écrire, mais d’abord avancer dans le parcours du combattant, et proposer mon livre de science-fiction à un éditeur capable de le publier (il est actuellement scindé en trois parties de 1.1 million de signes). Mais ne vendons pas la peau de l’ours avant de l’avoir tué…

Je voudrais remercier tous ceux qui ont décidé de venir me rendre visite, d’intervenir sur le blog, ainsi que ceux qui ont écrit et édité les livres que je chronique. C’est un réel plaisir, un hobby, et pas une profession.

Marc

Ecriture d’une nouvelle de space opera


Commencée à Noël, la nouvelle de science-fiction aurait dû être terminée en une ou deux semaines. Je connais mon rythme d’écriture et je sais que j’aurais pu la boucler en maximum 10 jours. L’histoire était en tête depuis longtemps et il n’y avait plus qu’à l’introduire dans mon traitement de texte. Mais en voulant respecter les contraintes techniques d’un appel à texte, j’ai plus perdu du temps à découper, tronçonner, déplacer, supprimer des éléments de l’histoire. Comme j’arrivais de plus en plus à la limite imposée, j’ai décidé de faire sauter le verrou. Désolé, on demande un space opera, et j’écris un space opera ! Et le nombre de caractères, je n’en tiens plus compte. Résultat : une nouvelle qui fait un peu plus de 63.000 signes (10.000 mots) au lieu des 40.000 autorisés. La grande question est : faut-il répondre à l’appel à texte qui est focalisé sur le space opera ou envoyer la nouvelle chez un autre éditeur ?

La nouvelle a été envoyée. Elle se raccroche au space opera que je révise, mais se situe 20 ans plus tard. Donc elle peut se lire de manière isolée et donne une petite idée de quoi traite le space opera (qui entretemps a été découpé en 3 parties distinctes). Je pense que j’écrirai encore des nouvelles dans le même univers.

Mon space opera

Où en suis-je au niveau de l’écriture ?

Je me souviens que pendant l’écriture on me demandait souvent Et alors ce livre, tu l’as terminé ? Je répondais : encore quelques chapitres et c’est fini. Aujourd’hui je pourrais presque retourner la question en demandant à mes lecteurs : Ça avance cette lecture ? Vu la taille, c’est inutile de le leur dire. Je reste donc patient et j’attends qu’ils m’envoient leurs critiques constructives au fur et à mesure qu’ils progressent dans la lecture. Certains m’ont dit : Je ne pensais pas que ton space opera était aussi volumineux. Et oui, pas de chance pour eux ! J’ai écrit un pavé aussi gros que Le seigneur des anneaux ou Hypérion. J’ai été gentil car le synopsis prévoyaient dix chapitres de plus. Les écrire m’aurait forcé à me  lancer dans de nouveaux développements. Je voulais une histoire et pas des histoires qui s’enchainent (mais c’est toujours envisageable…).

Depuis début février mes trois lecteurs ont reçu la version révisée. Ils progressent chacun à leur vitesse. Ils m’apportent des corrections, des suggestions, soulèvent des problèmes qui m’avaient échappés, me demandent de développer certains passages, de supprimer d’autres qui sont redondants, etc. Parfois j’en dis trop, parfois j’en dis pas assez, et on me le signale. C’est un travail de fourmi pour lequel je les remercie. Dans l’ensemble ce sont de petites corrections, mais elles prennent du temps.

Je suis quelqu’un d’ouvert, qui accepte les critiques constructives. Donc quand on me suggère une idée ou une modification j’en tiens toujours compte si elle est sensée. Pour l’instant j’ai passé des heures à discuter avec mes lecteurs. C’est vraiment très constructif. Je n’aspire qu’à une chose : boucler définitivement le livre et le remettre à un éditeur. Vu sa taille, il sera certainement coupé en deux ou trois parties. Par contre peu importe où se fera la coupure, car les fils de l’histoire se passent en parallèle et se rejoignent seulement dans la dernière partie. C’est un peu comme dans L’aube de la nuit de Peter F. Hamilton. Ce n’est qu’une seule histoire avec plusieurs personnages qui se croisent.

C’est bien un space opera pur et dur (avec des batailles spatiales). Créneau très peu exploité du côté francophone. Il y a deux fils conducteurs. L’un concernant une invasion de la Fédération, et l’autre concernant l’exploration d’un artefact très dangereux. Ce livre est une sorte de clin d’oeil aux livres que j’aime le plus : Hypérion, L’aube de la nuit, Fulgur, Honor Harrington et Dune. Mon souhait pour 2010 reste bien de le remettre à un éditeur.

Ecriture de space opera

Après plus de trois années passées dessus, j’ai enfin terminé l’écriture de mon  livre de science-fiction. Je m’étais fixé comme date limite, mon prochain  anniversaire. Mais poussé par des amis amateurs de science-fiction, je me suis imposé un nouveau challenge en me fixant comme date fin octobre/début novembre 2009. Le délai a été respecté et c’est donc avec huit mois d’avance que je peux passer à la révision du livre.La première personne à lire le brouillon est Marc Bailly de Phénix Mag, mon rédacteur en chef, qui me l’a gentiment demandé. Il sera bientôt suivit par mon ami Alain Walsh qui tient Malpertuis, mais qui le lira une fois que je l’aurai imprimé. Ami de plus de trente ans, Alain a été la personne qui m’a le plus poussé à écrire et terminer ce livre. Il a toujours été là quand j’avais un problème, et nous avons souvent eu des discussions très passionnées sur des situations qui se produisaient dans le livre. Si ce livre est un jour édité, il lui devra beaucoup.

 

La taille du livre est un peu supérieure à 3.2 millions de signes et comprend 70 chapitres. A l’origine j’avais fait un synopsis qui reprenait 80 chapitres. Un rapide calcul me donnait approximativement 815 pages en Word et 3.5 millions de signes. Mais à la moitié du livre j’ai décidé de ne plus suivre le synopsis et de laisser les personnages principaux me guider. Le résultat a été que j’ai été surpris de les voir prendre une autre direction que je n’avais pas envisagée. J’ai donc écrit la dernière partie du livre en me demandant où j’irai et le résultat correspond toujours à l’idée de départ. La seule différence, c’est que le livre s’achève sur une porte ouverte vers un avenir encore inconnu. Au départ je voulais écrire cette partie de l’histoire, puis finalement je me suis ravisé en me disant qu’elle pourrait faire plusieurs centaines de pages supplémentaires. J’ai préféré ne pas me lancer dans cette nouvelle aventure car elle me forçait à développer une nouvelle civilisation, de nouveaux enjeux, de nouveaux dangers, etc. Comme mon but est d’écrire un livre (assez épais que pour être découpé en deux ou trois parties), mais pas un cycle, j’ai préféré ne pas développer cette partie de l’histoire et laisser les lecteurs sur une fin ouverte. A mon avis, les lecteurs me poseront suffisamment de questions que pour me convaincre d’écrire une suite. J’aviserai en temps voulu.

J’ai écrit un space opera parce que c’est le genre de livre que j’avais envie de lire. Une histoire où il y a de l’aventure, des intrigues, de l’exploration, des combats spatiaux et qui se passe dans un lointain futur (le 25ème siècle pour être précis). Je ne peux pas le comparer à d’autres livres car ce serait présomptueux de ma part. Disons que j’ai voulu retrouver ce que j’aime bien chez certains auteurs et dans certains livres ou cycles : Peter F. Hamilton (L’aube de la nuit), David Weber (Honor Harrington) et Dan Simmons (Hypérion).

L’étape suivante est la révision du livre. Vérifier le style, l’orthographe, la grammaire, et surtout les incohérences entre les chapitres. Je me suis fixé quelques mois pour la réaliser. Le temps de tout relire, mais aussi le temps que mes deux lecteurs attitrés me communiquent leurs critiques constructives. Car je ne me fait pas d’illusions, si j’ai bien écrit l’histoire, j’y ai certainement omis l’un ou l’autre détail ou introduit l’une ou l’autre incohérence. Cette étape une fois franchie, il sera alors temps de le présenter à un éditeur qui acceptera un livre qu’il devra sans doute étaler sur deux ou trois volumes. J’ai une petite idée sur l’éditeur. Comme je me souviens le lui avoir un jour promis, il sera le premier à le recevoir. Le livre a été écrit dans le but d’être un jour édité et de faire plaisir aux lecteurs de science-fiction qui recherchent du space opera.

La seule chose que je peux ajouter, c’est que ce genre de space opera, on ne le retrouve que du côté anglo-saxon. J’ai voulu me démarqué de la production francophone qui est à mon gout trop focalisée sur un avenir proche et sombre. Le sens du merveilleux est souvent aux abonnés absents en science-fiction francophone (ce qui par contre n’est pas le cas de la fantasy). C’est d’ailleurs pour ça que je n’en lis pas beaucoup. Ma préférence va bien aux trois auteurs cités plus haut, mais aussi à E.E. doc Smith (Lensmen), Jack Williamson (La légion de l’espace) ou Edmond Hamilton (Les rois des étoiles). Donc le livre qui vient d’être écrit est clairement étiqueté space opera en reférence aux auteurs cités.

Pour l’instant le livre à un titre provisoire. Titre sans doute revu si il est découpé en deux ou trois volumes (l’idéal serait deux volumes). Je reviendrai donc sur le sujet une fois la révision achevée car ce sera le moment où j’enverrai le texte. Je voudrais remercier au passage deux amis, qui comme moi adorent la science-fiction depuis très longtemps, qui vont aussi s’approvisionner en science-fiction chez Malpertuis, Paul Barbieux et Philippe Vanhauwermeiren. Ils ont souvent été là pour me faire avancer dans l’écriture. Je pense que le livre correspondra à leurs attentes. Dans l’immédiat, je ne vais pas vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué. L’étape suivante s’appelle « révision ». Et l’étape qui suit s’appelle « envoi chez un éditeur ». Le parcours du combattant ne fait que commencer.