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Terre promise – R.A. Salvatore

Troisième tome de la trilogie de l’elfe noir, de R.A. Salvatore, Terre promise nous emmène cette fois-ci en dehors d’Outreterre. Drizzt Do’Urden, en compagnie de sa panthère Guenhwyvar, a quitté le monde souterrain des Drows. Il recherche à la surface du monde un endroit où il pourra s’établir définitivement. C’est l’occasion pour lui de rencontrer les autres races qui peuplent la surface.

Malgré toute son expérience acquise dans le monde souterrain, Drizzt a encore beaucoup de choses à apprendre, entre autre avec Montolio le rôdeur aveugle. Il devient lui-même un rôdeur sans foyer, traqué par différentes races, qui ne voient en lui qu’un ennemi à abattre. Les Drows ne sont pas les bienvenus et ont une image négative.

On a de la sympathie pour Drizzt accablé par la fatalité. Même lorsqu’il fait le bien, il se trouve quelqu’un qui dira le contraire de lui et le fera passer pour un assassin. On éprouve aussi de l’incompréhension face à la stupidité de Férul McCartilage, qui voue une haine certaine à Drizzt. L’homme est menteur, vulgaire, dangereux, sanguinaire. Et là où il passe, il dépeint l’elfe noir comme un danger. On se dit que si Drizzt s’en était débarrassé plus tôt, les choses auraient été plus faciles pour lui. Mais ce n’est pas le cas. Toutes les tentatives de Drizzt de s’intégrer dans les différentes communautés vont être vouées à l’échec par la faute de Férul McCartilage.

Je m’attendais à ce que Drizzt retourne chez les Drows pour remettre de l’ordre. Il n’en a rien été. L’elfe noir continue désespérément de fuir les problèmes et recherche sa terre promise. Il y a moins d’action dans ce troisième tome. R.A. Salvatore préfère approfondir la psychologie de son personnage. Il en profite
pour nous montrer comment Drizzt découvre les autres races qui peuplent le monde, ou comment il fait face à l’adversité et aux préjugés des autres races.

Un troisième tome qui clôt la trilogie. Mais qui ne clôt pas l’histoire de l’elfe noir. Une très bonne réédition de la part de Milady. J’avais des préjugés sur ce cycle. Je dois reconnaitre aujourd’hui qu’ils n’étaient pas fondés, et que ce cycle est excellent. Je le conseil vivement à tout amateur de fantasy. Il est certain que terminer Terre promise donnera envie de lire les autres tomes édités par Milady.

Terre promise, R.A. Salvatore,Milady (2010)

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Terre d’exil – R.A. Salvatore

Dans ce second tome de l’elfe noir on retrouve Drizzt Do’Urden qui a quitté Menzoberranzan pour les tunnels labyrinthiques d’Outreterre. R.A. Salvatore continue à nous décrire la société drow avec ses intrigues et ses coups de théâtre.

Drizzt fuit les intrigues des maisons drows. Il est devenu un chasseur solitaire, qui n’a pour seul compagnon que la panthère Guenhwhyvar. Il a décidé de se rendre dans une cité habitée par des nains. Il y retrouvera Belvar Dissengulp, a qui il a sauvé la vie en lui tranchant les mains. Après une période de méfiance, les nains acceptent Drizzt et en font un vrai allié.

Pendant ce temps la maison Do’Urden subit des revers. Son père Zaknafein a été sacrifié à cause du comportement de Drizzt, qui a préféré épargner un enfant.

Pour revenir dans les bonnes grâces du conseil, la maison Do’Urden doit tuer Drizzt. Et pour y arriver, faire appel à la sorcellerie en ressuscitant Zaknafein. Le maitre d’armes et père de Drizzt est contrôlé par matrone Malice qui dirige la maison Do’Urden. Il recherchera Drizzt pour le tuer. Il est le seul drow capable de se battre contre son fils.

Drizzt est conscient qu’il apporte le danger où qu’il aille. Tant qu’il sera poursuivit par sa propre maison, il mettra en danger son entourage. Après un face à face inattendu avec son père, Drizzt décidera de prendre le chemin de la surface, mais sans son ami Belvar Dissengulp.

Ce second tome est plus sombre que le premier. Il met plus en valeur la personnalité de Drizzt. Dans la même veine que le premier tome, celui-ci se lira très facilement. L’univers de R.A. Salvatore est très bien conçu, et ses personnages sont vraiment fascinants. A suivre, sans aucun doute.

Terre d’exil, R.A. Salvatore, Milady, 406 pages, illustration de Todd Lockwood

Terre natale – R.A. Salvatore

Voici le premier tome de la trilogie de l’elfe noir de R.A. Salvatore. Mais doit-on encore parlé de trilogie alors que le cycle fait dix tomes en version originale, qui ne sont pas encore tous traduits. R.A. Salvatore nous présente une société matriarcale, les drows, des elfes à la peau noire qui vivent sous terre dans la cité de Menzoberranzan. La société drow est formée de plusieurs maisons qui  rivalisent entre elles, qui se font la guerre pour monter dans la hiérarchie sociale. Seules les huit premières maisons forment le conseil de la cité.

Au moment où commence l’histoire, la maison Do’Urden attaque la maison DeVir. Eliminer une maison permet à une autre de prendre sa place. Drizzt Do’Urden nait au moment de cette attaque. Il est le troisième fils de la maison. Son frère ainé, meurt tué par la main de son second frère, qui rapidement prendra sa place. Mais être l’ainé n’a pas beaucoup de valeur dans la société drow, s’il n’est pas de sexe féminin. Ce sont les femmes qui règnent. Une maison est régie par une matrone. Les femmes sont souvent des prêtresses, tandis que les hommes sont des soldats ou des mages au service des matrones.

Drizzt grandira, éduqué par son père Zaknafein Do’Urden. Il ignorera pendant de longues années que son précepteur et ami est son père. Il sera envoyé à l’académie où il deviendra le meilleur combattant qui existe. Il sera initié à la sorcellerie. Puis, reviendra vers la maison Do’Urden. Ce premier tome nous présente un héros profondément en désaccord avec la société cruelle dans laquelle il vit. Drizzt n’approuve pas les choix et les actions de la société qui l’a vu naitre. Il parvient à résister à cette débauche de haine qui existe entre les différentes maisons. Il est un drow qui se réfugie dans la chasse, puis qui fuie Menzoberranzan en compagnie du fauve Guenhwhyvar.

Un univers bien sombre, un personnage bien campé, atypique des habituels héros de fantasy. Des elfes à la peau sombre qui feraient tout pour parvenir à leur fin. Un excellent cycle de l’elfe noir qui commence avec Terre natale.

Lire ce premier tome entrainera le lecteur à lire le suivant, car il sera pris dans l’engrenage. C’est vraiment excellent, et ça mérite sa réédition chez Milady en grand et petit format, sans oublier sa version bande dessinée.

Terre natale, R.A. Salvatoire, Milady, 443 pages, illustration de Todd Lockwood