Archives de Tag: Inhibiteurs

La cité du gouffre – Alastair Reynolds

Après avoir lu L’espace de la révélation j’étais près à lire un autre pavé d’Alastair Reynolds. Le premier livre m’avait fait découvrir un univers original limité dans les voyage spatiaux par la vitesse de la lumière. J’ai donc découvert Tanner Mirabel, tueur d’élite, garde du corps, dans une course poursuite qui commence sur Sky’ Edge, puis continue 15 ans plus tard à Chasm City où la pourriture fondante a fait des ravages depuis 7 ans. Et c’est là que Reynolds nous décrit une ville baroque qui deviendra rapidement le terrain de chasse principal. Et on suit Tanner en se disant que c’est le chasseur, et en se rendant compte qu’il devient aussi la proie d’autres chasseurs. Le livre bien que très gros se dévore à vitesse grand V.Je me suis demandé pourquoi on suit l’histoire de Sky Haussman qui se déroule plusieurs siècles plus tôt lors de la colonisation. Mais là encore Reynold surprend le lecteur en créant des passerelles entre le passé et le présent. Et au fil des pages on devine que… Bien sûr Reynolds joue sur un élément connu de bon nombre d’auteurs : la perte de mémoire partielle de son personnage principal. Au fur et à mesure qu’on l’a découvre, on ne peut s’empêcher de penser qu’il a  changé, qu’il n’est plus le même, qu’il s’est améliorer pour en arriver où il est.

C’est du très bon Alastair Reynolds. C’est beaucoup mieux que L’espace de la révélation qui nous faisait découvrir cet univers. Heureusement, Reynolds a pensé à nous donner d’autres livres se passant dans le même univers. Vraiment à conseiller à tout amateur de NSO et de hard science. Cela se lit comme un bon thriller futuriste, où les pages défilent à toute allure.

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Diamond dogs, Turquoise Days – Alastair Reynolds

Voilà deux nouvelles qui viennent de paraître récemment en format de poche et qui font suite à L’espace de la révélation et La cité du gouffre. Encore une fois on retrouve l’univers familier de Reynolds mais cette fois-ci ce n’est plus dans un marathon de 800 ou 900 pages mais plutôt dans un sprint de 150 pages par histoire.Diamond Dogs porte bien son titre. Mais avant d’entendre parler de chien de diamant, il faut presque attendre la fin de la nouvelle pour savoir de quoi il s’agit. Cela saute au yeux rapidement, bien qu’on soit captivé par l’équipe de téméraires qui ont décidé d’explorer la Flèche, un artefact de 250 mètres de haut. Après avoir posé le décor qui nous est familier, l’auteur nous entraine dans une exploration qui ressemble étrangement au film Cube. Mais cette ressemblance s’arrête là. Dans chaque salle visitée, il y a une énigme mathématique à résoudre pour pouvoir accéder à la suivante. Si la réponse qui est fournie est mauvaise, elle génère automatiquement une punition qui blesse ou tue un des membres de l’équipe. Heureusement ils disposent d’une nano-technologie suffisamment évoluée (d’avant la pourriture fondante) et surtout d’un chirurgien hors paire qui peut faire des miracles sur les rescapés. Ce qui leur permet, après réparation, de retourner dans l’artefact. Sans dévoiler la fin de l’histoire, on est plus intrigué par la manière de résoudre les problèmes, que par l’objectif final à atteindre. La nouvelle s’achève sur une phrase qui laisse présager que l’exploration n’est pas finie. J’ai trouvé que c’était une excellente nouvelle, et que 100 ou 200 pages de plus auraient été les bienvenues.

Avec Turquoise Days, nous retrouvons les Mystifs déjà entrevus dans L’espace de la révélation. On suit deux soeurs qui étudient les organismes marins, et en particulier les Mystifs. L’une des deux disparaitra dans l’océan, diluée dans cette mémoire collective contenue dans l’océan. Jusque là, rien de très spécial, si ce n’est que cela arrive au moment où un gobe-lumen arrive dans le système solaire, et qu’il est encore à deux années de navigation. Deux ans s’écoulent, et les Ultras arrivent sur Turquoise. A partir de ce moment-là l’histoire démarre vraiment et prend une tournure inattendue pour le lecteur. J’aurais tendance à dire que cette nouvelle est moins captivante que la première. Néanmoins elle nous surprend dans sa phase finale.

C’est du bon Alastair Reynolds. Il laisse un goût de trop peu. Je pense que Pocket aurait dû sortir toutes les nouvelles de l’auteur en un seul gros volume. C’est la première critique que je formulerai par rapport à cette édition. La seconde, c’est que pas mal de coquilles se sont glissées dans le texte français. Je pense qu’on aurait dû vérifier le texte avant de l’imprimer. En dehors de ça, c’est du très bon Alastair Reynolds qui peut se lire indépendamment des deux livres précédents. Bien sûr on comprend mieux les choses en ayant lu ces livres avant.