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Le vent d’ailleurs – Ursula K. Le Guin

Lorsque j’étais adolescent, Terremer était un de mes deux cycles de fantasy  préférés (avec les princes d’Ambre). La trilogie de base qui reprend le sorcier de  Terremer, Les tombeaux d’Atuan, L’ultime rivage m’avait profondément marqué à tel point qu’aujourd’hui encore je compare les cycles de fantasy à  celui-ci.  Suivre la carrière d’Epervier/Ged avait été un vrai bonheur jusqu’au  jour où Ursula K. Le Guin décide que le personnage principal n’est plus Epervier,  mais Tehanu. Je n’ai pas aimé ce livre. Avec le vent d’ailleurs je pensais  retrouver Epervier. Oui, il est bien là, vieux et il n’est plus l’archimage de l’ile de
Roke. Il a perdu ses pouvoirs et ne fait que passer dans ce livre. Ce qui est bien dommage.

L’histoire commence lorsque Aulne vient chercher conseil auprès d’Epervier. Grâce à des sorts, il répare les objets cassés. Il a perdu sa femme au moment où elle devait accoucher. Le bébé ne voulait pas sortir de son ventre et il a entraîné la mère dans la mort. Depuis lors toutes les nuits, Aulne rêve de sa femme morte. Epervier l’envoie auprès du roi Lebannen pour trouver une solution.

Mais Lebannen est confronté à un autre problème : les dragons. Alors qu’il veut restaurer l’unité de Terremer, les dragons attaquent et pillent les îles de l’ouest. La trêve qui existait entre les humains et les dragons a été rompue et les dragons veulent récupérer les territoires qu’ils considèrent volés par les humains. Lebannen, à bord du Dauphin qui fait voile vers Roke, est entouré de Tehanu, d’Aulne, d’Onyx de l’école de mage de Roke et d’Irien un dragon qui a pris momentanément une apparence de femme. Lebannen et ses amis doivent se rendre sur la colline que Aulne voit dans ses rêves. C’est là qu’il faut réparer ce qui a été brisé.

Le livre est principalement axé sur le roi Lebannen qui doit restaurer un équilibre perdu sur Terremer. Autour de lui gravite une myriade de personnages qui le conseillent. Il y a très peu d’action dans ce livre, voire même aucune. Dans ce voyage, c’est principalement les relations entre humains et dragons qui sont mises en exergue.

Ursula K. Le Guin nous offre un livre sans fioriture, très bien écrit, un univers qu’elle a développé pendant plusieurs décennies et qu’elle veut approfondir. C’est un livre qui clôture le cycle et qui est uniquement réservé aux amateurs de Terremer.

A noter que sur le quatrième de couverture il y a une erreur. Ce livre n’est pas le  quatrième du cycle, mais le sixième car Terremer se compose des trois premiers  livres (le sorcier de Terremer, Les tombeaux d’Atuan et L’ultime rivage).

Le vent d’ailleurs, Ursula K. Le Guin, Poche, 282 pages, traduit par Patrick  Dusoulier


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